Envie de robe

A Audincourt, en France voisine, j’avais acheté du tissu à carreaux chez « l’Ali ». Vous ne connaissez pas « Ali »? C’est une personne charmante, généreuse et serviable. Pauline et moi nous l’appelons ainsi car il possède une vraie caverne remplie de tissus entassés, de fils, de biais, de rubans et de fermetures éclairs de toutes sortes, à des prix imbattables.  Une caverne d’Ali …Baba en quelque sorte!

Il faut fouiller chez « Ali » pour trouver son bonheur. Il faut chercher, remuer, enlever et remettre, bref, il faut prendre son temps. Le lieu n’est pas d’une beauté folle.  Il ressemble plus à un garage qu’à un vrai magasin et, l’hiver, on se les gèle. On en ressort les mains et les pieds gelés et on a hâte de retrouver la chaleur de la voiture. Mais que de trésors amassés!

Donc, j’avais ce tissu à carreaux qui me faisait de l’oeil depuis un moment et un bouquin tout frais sorti appelé couture-vintage, comprenant plusieurs modèles de vêtements à réaliser qui me donnait des envies de couture.

J’ai jeté mon dévolu sur une robe genre portefeuille qui me plaisait bien. J’ai décalqué le patron avec application et coupé le vêtement en veillant à faire coïncider au mieux les carreaux. Premier essayage avec des épingles: catastrophe. La robe était beaucoup trop grande et ressemblait davantage à un sac de patates qu’à un vêtement. J’ai essayé de corriger, de reprendre les coutures, d’arranger au mieux. mais c’était peine perdue, cette robe était moche à souhait. J’étais en colère et déçue de voir ce beau tissu transformé en un objet bizarre et informe.

J’ai tout défait et reconstruit un autre modèle tout simple. Le haut est tiré d’un patron issu du magazine « Fait main » et le bas est constitué de 2 rectangles froncés. J’ai ajouté une bande de ceinture entre les deux.  Comme il me manquait un peu de tissu pour que  la longueur soit respectable ( eh oui quand c’est de la récupération c’est ce qui arrive!), j’ai ajouté en bas une bande contrastante de couleur bleue.

Voilà ce que cela donne après des jours de rage, de désespoir et de travail.

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En conclusion j’hésite à réutiliser le livre pour faire d’autres modèles. Si ils sont tous du même style que celui de la robe, ce n’est pas réjouissant.

Connaissaez-vous ce bouquin? Avez-vous déjà utilisé ses patrons?

Je serais très heureuse si quelqu’un pouvait me faire part de  ses expériences.

Bonne fin de semaine

Marie-Claire